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Immobilier et énergie · Simulateur interactif

Immobilier locatif ou dividendes pour la retraite : lequel verse le plus de revenu disponible par mois ?

Un bien locatif semble offrir un meilleur rendement, mais les charges, les impôts et les réparations le réduisent. Comparez ce qu’un bien locatif et un portefeuille de dividendes vous laissent réellement à dépenser chaque mois à la retraite.

Tour de contrôle

Le montant immobilisé aujourd’hui dans le bien, ou celui que vous détiendriez plutôt en placements à dividendes.

276 000 €

Loyer annuel en pourcentage de la valeur du bien, avant toute charge.

6%

Vacance, entretien, frais d’agence et assurance propriétaire bailleur, en part des loyers encaissés.

35%

Taxe foncière annuelle et charges incompressibles, en pourcentage de la valeur du bien.

0,9%

L’impôt que vous payez sur le revenu locatif net. Vérifiez la réglementation en vigueur pour votre situation.

20%

Rendement annuel en dividendes du portefeuille que vous détiendriez à la place. Il n’affecte que le scénario alternatif, pas le bien locatif.

3,8%

Lance un test de résistance inversé et une simulation Monte Carlo de 1 000 tirages sur le scénario actuel.

Résultat net par mois

364,93 €

Réaction en chaîne en cascade

Chaque étape alimente la suivante. Le vert signale une situation sûre, l'orange une vigilance et le rouge un état critique.

  1. 1

    Loyer brut

    1 k €

    par mois avant charges

    Sûr

  2. 2

    Part des charges

    66%

    du loyer absorbée par les charges et les provisions

    Critique

  3. 3

    Revenu imposable

    552 €

    par mois après charges

    Sûr

  4. 4

    Part de l’impôt

    8%

    du loyer versée en impôt

    Sûr

  5. 5

    Revenu disponible

    365 €

    net par mois

    Vigilance

Les montants sont affichés en EUR à une échelle indicative, et non à un taux de change en temps réel.

Guide approfondi

Immobilier locatif ou dividendes pour la retraite : lequel verse le plus de revenu disponible par mois ?

Analyse sectorielle pour décideurs

Le revenu de retraite est le moment où la différence entre un rendement élevé et un rendement disponible compte le plus. Un bien locatif semble offrir un chiffre généreux : six pour cent de la valeur du bien chaque année en loyers. Un portefeuille de dividendes affiche un chiffre plus modeste, peut-être quatre pour cent. En ne regardant que ces deux chiffres, on pense que l’immobilier l’emporte facilement. Mais personne ne peut dépenser un rendement brut, et l’écart entre le brut et le disponible est bien plus large pour l’immobilier que pour les actions.

La structure du problème est une comparaison de tout ce qui se trouve entre le chiffre brut et l’argent sur votre compte. Pour un bien locatif, il y a la vacance, l’entretien, les frais d’agence, la taxe foncière, une provision pour les gros travaux, l’impôt sur le revenu et, à terme, le coût de la vente. Pour un portefeuille de dividendes, il y a les frais de fonds ou de plateforme, les frais de conservation et l’impôt sur les dividendes. L’immobilier exige aussi du temps et porte un risque de concentration, et ni l’un ni l’autre n’est intégré au rendement.

Le modèle en effet domino suit le bien locatif du brut au disponible. Le loyer brut vient en premier. Les charges et les provisions en prélèvent une part, ce qui laisse le revenu imposable. L’impôt en retire une autre tranche. Ce qui reste est le revenu mensuel que vous pouvez dépenser. Une petite hausse des charges ou de l’impôt en début de chaîne est multipliée par chaque étape suivante, si bien qu’un bien d’apparence généreuse peut laisser moins qu’un portefeuille modeste.

L’iceberg montre ce que le rendement affiché dans la brochure cache. Au-dessus de la ligne de flottaison se trouvent les charges d’exploitation et la taxe foncière, que la plupart des propriétaires comptent. En dessous se trouvent la provision pour les gros travaux, l’impôt sur le revenu des loyers et le coût de la vente réparti sur les années de détention. Utilisez le simulateur pour trouver le rendement locatif à partir duquel le bien ne vous rapporte plus rien, puis comparez-le à l’alternative des dividendes avant de décider où faire travailler votre capital de retraite.

Formules et méthodologie

Le modèle renvoie le revenu mensuel disponible moyen. Le loyer brut est le capital multiplié par le rendement locatif. Les charges d’exploitation sont une part du loyer. La taxe foncière est un pourcentage du capital. Une provision de travaux de 0,6 % du capital par an et des frais de vente de 5 % du capital répartis sur quinze ans sont aussi déduits. L’impôt sur le revenu s’applique à ce qui reste après les charges et ne peut pas être négatif. Le scénario alternatif applique la même formule à un portefeuille de dividendes, avec de faibles coûts et un taux d’imposition plus bas.

Revenu brut
G = capital × rendement
Loyer annuel avant toute charge, ou dividendes dans le scénario alternatif.
Charges et provisions
C = G × charges % + capital × taxe % + capital × 0,6 %
Charges d’exploitation, taxe foncière et provision pour travaux.
Frictions de sortie
X = capital × 5 % ÷ 15
Frais de vente répartis sur une détention de quinze ans.
Impôt sur le revenu
T = max(0 ; G − C) × taux d’imposition
Impôt sur le revenu net après charges, plafonné par le bas à zéro.
Revenu disponible
Net = (G − C − X − T) ÷ 12
L’argent mensuel que vous pouvez dépenser. Le rendement de rupture est le point où il atteint zéro.

Élasticité en cascade

Le rendement locatif est l’entrée la plus élastique, car il est la seule source de revenu, tandis que toutes les charges sont fixes ou proportionnelles au capital. Une baisse d’un point de rendement peut effacer une grande part du revenu disponible. Les charges d’exploitation évoluent avec le loyer et sont plus indulgentes. La taxe foncière est prélevée sur la valeur et non sur le revenu : elle se comporte donc comme un obstacle fixe que le loyer doit d’abord franchir.

Trois études de cas concrètes

Démarrage en autofinancement

Un bien locatif modeste face à un petit portefeuille

Un retraité disposant d’un petit capital possède un bien modeste avec un bon rendement, de faibles charges et un faible taux d’imposition. Le revenu est petit mais réel. Chargez ce scénario pour voir comment un petit bien locatif bien géré peut encore laisser une part saine de son revenu brut.

Croissance d'une entreprise de taille intermédiaire

Un important patrimoine immobilier

Un investisseur disposant d’un capital important possède des biens au bon rendement et aux charges bien maîtrisées, mais dans une tranche d’imposition plus élevée. Les montants sont importants, mais l’impôt et les provisions en prélèvent une part visible. Chargez ce scénario pour voir comment l’échelle augmente le revenu sans supprimer le frein.

Crise de type cygne noir

Un bien à faible rendement et aux lourdes charges

Un retraité détient un bien au rendement médiocre, avec une forte vacance et des réparations, une lourde taxe foncière et un taux d’imposition élevé. Les charges dépassent le loyer. Chargez ce scénario pour voir comment un bien peut vider discrètement un budget de retraite.

Matrice des repères sectoriels

IndicateurZone de dangerMoyenne du secteurÉlite : les 10 % meilleurs
Rendement locatif brutMoins de 4 %5–7 %Plus de 8 %
Charges et provisions en part du loyerPlus de 60 %35–45 %Moins de 30 %
Taxe foncière en part de la valeurPlus de 2 %0,5–1 %Moins de 0,4 %
Rendement du portefeuille de dividendesPlus de 7 % (risque de baisse)3–5 %4–5 % avec croissance
Part de l’impôt dans le revenu brutPlus de 18 %8–12 %Moins de 6 %

Variables et leviers

Capital investi

Le montant immobilisé aujourd’hui dans le bien, ou celui que vous détiendriez plutôt en placements à dividendes.

Levier: Gardez à l’esprit que le revenu locatif évolue avec le capital, tout comme les charges ; testez donc si un bien plus petit ou un mélange avec d’autres actifs procure un revenu plus stable.

Rendement locatif brut

Loyer annuel en pourcentage de la valeur du bien, avant toute charge.

Levier: Comparez les loyers au marché à chaque renouvellement, et vérifiez que vous ne gardez pas un bien à faible rendement par simple attachement.

Charges d’exploitation en part du loyer

Vacance, entretien, frais d’agence et assurance propriétaire bailleur, en part des loyers encaissés.

Levier: Réduisez la vacance en fidélisant mieux les locataires et en réparant rapidement, et comparez les frais d’agence avant de renouveler.

Taxe foncière et charges

Taxe foncière annuelle et charges incompressibles, en pourcentage de la valeur du bien.

Levier: Vérifiez que la valeur locative retenue, les exonérations ou les dégrèvements de votre commune sont corrects, car la taxe et les charges sont prélevées avant même que vous ayez encaissé un euro.

Taux d’imposition du revenu net

L’impôt que vous payez sur le revenu locatif net. Vérifiez la réglementation en vigueur pour votre situation.

Levier: Utilisez les abattements et les régimes fiscaux applicables à votre situation, et faites-vous conseiller sur les règles en vigueur avant de décider.

Rendement du portefeuille de dividendes

Rendement annuel en dividendes du portefeuille que vous détiendriez à la place. Il n’affecte que le scénario alternatif, pas le bien locatif.

Levier: Regardez la croissance des dividendes et la qualité des sociétés qui les versent, pas seulement le rendement de départ, car un rendement très élevé peut annoncer une baisse.

Comment utiliser ce simulateur

  1. 1Saisissez le capital que vous pourriez placer soit dans le bien, soit dans un portefeuille.
  2. 2Définissez le rendement locatif, la part des charges et la taxe foncière à partir de vos propres chiffres.
  3. 3Ajoutez votre taux d’imposition sur le revenu net et le rendement en dividendes que vous pourriez raisonnablement obtenir.
  4. 4Cliquez sur « Trouver mon point de rupture » pour voir quelle entrée vide d’abord le revenu locatif.
  5. 5Comparez avec le plan de dividendes dans l’onglet Univers parallèle et partagez le lien.

Erreurs à éviter

  • Comparer les rendements bruts. Le rendement locatif est calculé avant environ la moitié des coûts que le portefeuille ne paie jamais.
  • Oublier les gros travaux. Une toiture ou une chaudière peut effacer des années d’excédent : une provision annuelle est donc un vrai coût.
  • Courir après le rendement en dividendes le plus élevé. Des rendements très élevés signifient souvent que le marché s’attend à une baisse.
  • Ignorer l’effort et la concentration. Un seul bien dans une seule rue comporte des risques qu’un portefeuille diversifié n’a pas.

Questions fréquentes

Le revenu locatif vaut-il mieux que les dividendes à la retraite ?

Aucun des deux n’est meilleur en général. Un bien locatif peut offrir un rendement brut plus élevé et des loyers indexés sur l’inflation, mais les charges, les impôts et l’effort à fournir le réduisent. Les dividendes sont plus simples et plus liquides, mais peuvent être réduits.

Pourquoi le modèle ignore-t-il la hausse des prix ?

Il compare le revenu, c’est-à-dire ce que vous dépensez. Les prix de l’immobilier et des actions peuvent monter comme baisser ; examinez donc la croissance séparément. Une différence de croissance du revenu apparaît dans la comparaison sur 24 mois.

Que signifie le coût de sortie ?

Vendre un bien coûte des frais d’agence, des impôts et du temps ; le modèle répartit donc un coût de vente de cinq pour cent sur une détention de quinze ans. Un portefeuille est généralement moins cher à vendre.

Le modèle inclut-il l’emprunt ?

Non. Un crédit modifie beaucoup le risque et les flux de trésorerie. Utilisez le simulateur de choc de taux d’intérêt pour un bien financé à crédit.

Comment trouver le point de rupture ?

Cliquez sur « Trouver mon point de rupture ». L’outil déplace chaque entrée vers son pire extrême en mille étapes et indique à quel niveau le revenu mensuel tombe à zéro.

Quelle est la précision de ce simulateur ?

C’est un modèle pédagogique reposant sur des hypothèses indiquées, et non un conseil financier ou fiscal. Les impôts et les règles évoluent ; vérifiez-les donc pour votre propre situation.

Il s'agit d'un modèle de planification à visée pédagogique, fondé sur des hypothèses explicites. Il ne constitue ni un conseil financier, ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique. Remplacez les données par vos propres chiffres et faites valider les décisions importantes par un professionnel qualifié.